La salade superfreek d’Irving Farm (V.F.)

New York on the Edge, 2ème partie

Oyé, oyé ! Tu as sûrement déjà essayé ce légume miracle venu de l’autre côté de l’Atlantique, le kale. Mais si ce n’est pas le cas, cours (ne marche pas) l’acheter dans un magasin bio – la meilleure source, et le moins cher, où trouver ce cousin du chou.

Au mois de février, je me suis rendue à New York pour le travail, ce qui ne m’a pas empêché de profiter pleinement de la vie locale – et bien entendu, la cuisine locale. Et même si ça ne fait pas très longtemps qu’on connaît ce légume en France (même si, à la base, le kale vient de l’Europe), là-bas, ça n’a pas manqué : partout où on va, on trouve du kale. Tu ne vois pas une seule carte de restaurant sans un plat (ou même plusieurs plats) comportant ce légume vert foncé au goût un peu amer.

The edge

Mais peut-être que je devrais faire marche-arrière ici : si tu es en train de lire cet article, tu as le droit de poser la même question que tous mes amis ici à Paris me posent : pourquoi « New York on the Edge » ? Et pourquoi ton site et ton entreprise s’appellent « Paris on the Edge ? Ça veut-dire quoi, au juste ??

The edge, c’est le bord, la marge – donc Paris on the Edge, géographiquement parlant, ce n’est pas au milieu de Paris ! Je vis, je fais mes cours de cuisine, et je fais mes balades historiques dans le 20ème arrondissement de Paris. Je fuis les traversées de la ville, et surtout les trajets qui me mènent outre-Seine. Rasoir. (Oui, oui – tu habites Rive Gauche ? Très bien – pour toi !)

La fumée dans les rues

Mais aussi, j’écris souvent des articles sur des artistes à Paris, et en anglais, on parle de quelqu’un qui est « edgy». Pas énervé, ou peut-être dans le cas de certains, mais plutôt un peu avant-gardiste. Ce n’est sûrement pas le cas de tous les artistes que je passe en entretien pour connaître leurs sources d’inspirations et surtout leurs secrets culinaires….

Et New York on the Edge, le sous-titre de cet article ? Et ben, j’étais très contente de retrouver mon pays natal – avec toujours autant de fumée dans les rues – mais sur mes termes. Parmi des artistes, dans des quartiers un peu moins fréquentés et moins friqués que la 5ème avenue, c’est-à-dire, les quartiers populaires.

Irascible

C’est comme ça que je me suis retrouvée un jour dans le Lower East Side, près du Tenement Museum (qui raconte l’histoire des plus pauvres de New York pendant la grande ère de l’immigration). Et avec une faim de loup. Bon, ça va cinq minutes, et ensuite ça devient très gênant : je deviens aussi irascible que mon homme (un parisien, ahem, et je l’aime comme ça, heh) et après, j’éteins comme un vieux portable à clapet.

C’était juste à ce moment-là que je découvre dans l’Orchard Street un petit café d’angle, Irving Farm Coffee Roasters. Une fois rentrée dans cet environnement enivrant d’odeurs de café, je me suis posée, et je regarde la carte. Et voilà : le Superfreek, une salade divine, et qui a un nom qui veut tout dire. À la fois il indique l’ingrédient principal, le freekah (puisque les céréales anciennes sont aussi très à la mode aux States), et aussi il fait référence à la bonne vieille tube de Rick James, Superfreak. Qui demande plus de ce pays de freaks ?


Superfreek Salad photo, courtesy of Irving Farm Coffee Roasters

La salade superfreek d’Irving Farm

Cette salade est un mélange glorieux de fraîcheur et de vitamines — et en plus le goût très particulier du frik est excellent !

Aux Etats-Unis, on utilise du freekah entier ; ici on trouve plutôt du « frik » algérien dans des magasins spécialisés en produits orientaux, comme Mervan dans la rue de Bagnolet.

Si tu n’en trouves pas près de chez toi, utilise du blé, ça sera aussi bon que la recette ci-dessous. Et pour les autres ingrédients ? À part aller au marché le samedi matin, tu as juste à passer au magasin bio le plus près de chez toi pour prendre du kale et les graines de courge. Fastoche !

ingrédients :
- 170g frik d’Algérie (blé vert concassé)
- 220g kale, les grosses tiges enlevées, haché finement
- 2 carottes moyennes (145g), lavées, épluchées, râpées
- ½ betterave (140g), lavée, épluchée, râpée
- une poignée de chou rouge, haché finement (facultatif)
- le jus d’un citron
- une demi-cuillère à café de sel de mer fin (non-iodé, s’il te plaît !)
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive extra-vierge
- une poignée d’aneth, concassé

pour la vinaigrette balsamique :
- 180ml huile d’olive extra-vierge
- 60ml vinaigre balsamique
- 1 cuillère à café de sel de mer fin (non-iodé)
- un peu de poivre du moulin

pour finir la salade :
- 2 grands avocats mûrs
- 4 grandes cuillères à soupe de hoummous (que tu as fait ou acheté chez le traiteur libanais)
- 4 poignées de graines de courge

comment faire :
1. Rincer bien le frik sous l’eau froide. Placer-le dans une petite casserole avec une grande quantité d’eau et porter à ébullition. Couvrir, baisser le feu, et cuire à feu doux pendant 12 à 15 minutes à peu près. Ensuite l’égoutter.
2. Dans un grand bol, mettre le kale, les carottes et betterave râpées, le chou (si tu l’utilises), le jus de citron, le sel, l’huile d’olive, et l’aneth. Bien touiller.
3. Dans un petit verre ou bol, mélanger bien au fouet ou à la fourchette l’huile d’olive, le vinaigre balsamique, et le sel et poivre.
4. Pour servir la salade, répartir sur quatre assiettes le frik, le mélange de légumes, et sur chaque assiette, un demi-avocat (tranché au préalable si tu veux), un peu de hoummous, et une poignée de graines de courge. Fais passer la vinaigrette balsamique entre tes convives. Bon app’ !

pour 4 portions

Irving Farm’s superfreek salad

I couldn’t find whole freekah at my local Middle Eastern grocery, so I bought cracked freekah. You might consider making half of the freekah and the same proportion of wheatberries.

ingredients:
- 1 cup (about 170g) whole or cracked freekah
- 8 ounces (220g) kale, large stems removed and chopped finely
- 2 medium carrots (145g), washed, peeled, and finely grated
- 1/2 medium golden or purple beet (140g), washed, peeled, and finely grated
- a handful of finely chopped red cabbage (optional)
- juice of 1 lemon
- ½ teaspoon salt
- 2 tablespoons extra-virgin olive oil
- a handful of fresh dill sprigs, chopped

for the balsamic vinaigrette:
- ¾ cup (180ml) extra-virgin olive oil
- ¼ cup (60ml) balsamic vinegar
- 1 teaspoon salt
- a few twists of the pepper mill

to finish the salad:
- 2 large ripe avocados
- 2 cups hummus (either homemade or store-bought)
- 4 small handfuls pepitas

how to make it:
1. Rinse the freekah under cold running water and place it in a medium saucepan. Fill the saucepan with water and bring to the boil over medium-high heat. Cover, turn the heat to low, and cook for about 12-15 minutes for cracked freekah, or up to 40 minutes for whole freekah. Taste the freekah – if it’s still just slightly firm, you may drain it and put it back in the pot to leave covered — inertia will do the rest.
2. In a medium to large bowl, combine the kale, carrots, beets, cabbage (if using), lemon juice, salt, olive oil, and dill. Toss well to combine.
3. In a jar or small bowl, whisk together the olive oil, balsamic vinegar, salt, and pepper.
4. To serve the salad, serve on each plate ¼ of the freekah, ¼ of the kale salad mixture, a half avocado (you may slice it beforehand if you like), ½ cup of hummus, and a handful of pepitas. Pass the balsamic vinaigrette around the table. Bon app’!

serves 4; vinaigrette recipe makes 1 cup



Tags : avocado


Comments

pre-moderation

This forum is moderated before publication: your contribution will only appear after being validated by an administrator.

Who are you?
Your post

To create paragraphs, just leave blank lines.






Want a free recipe and article about Paris in your inbox every month? Sign up for free updates, with tips and inspiration from Parisian artists. A bientôt!



Latest recipes